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Pénélope Lamour
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"Le sexe qui parle" (1975) réalisé dans les seventies par Claude Mulot est un classique parmi les classiques de la pornographie. "J’ai gardé avec moi, à travers mes nombreux déménagements, ce texte. Il était simple, succinct et clair. Une femme se réveille un matin avec un sexe qui parle. Les problèmes avec son entourage et plus particulièrement avec son mari. Elle devient un phénomène médiatique. Comment va-t-elle s’en sortir ?" raconte Francis Leroi, producteur du film en parlant du scénario du "sexe qui parle" que lui remet un beau matin Claude Mulot (signé de son pseudonyme Frédéric Lansac)
Le sexe de Joëlle (Pénélope Lamour) se met à révéler secrets honteux et fantasmes les plus refoulés à tout son entourage ! D' une voix nasillarde, en proférant toutes sortes obscénités. Sous l'emprise de ce sexe bavard elle se rend dans un cinéma porno et s'offre à deux hommes sur un urinoir ! Eric, son mari, amène à la maison une amie psychiatre. Le diabolique sexe commande fera finir la soirée en partie fine. La psychiatre impliquée révèle l’affaire et le couple est bientôt poursuivi par la presse. Ils décident alors de quitter Paris mais journaliste zélé va tout faire pour les retrouver. Et il va y parvenir en soudoyant la faute la Tante Barbara (Sylvia Bourdon) artiste peintre et nymphomane. Le sexe bavard révèle au mari le passé tumultueux de sa compagne : après l’inceste de son père la jeune Joelle prendra son plaisir à pervertir toutes les figures de l’autorité : professeur ou curé.
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| Pénélope Lamour |
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Le rôle de Joëlle jeune est repris alors par Béatrice Harnois, qui 'avait pas les "pudeurs" de Pénélope Lamour comme le raconte Francis Leroi : "une danseuse du Milliardaire, le cabaret des Champs-E lysées... Une plante magnifique, cuisses, poitrine, fesses. Vraiment une très belle jeune femme, malheureusement, assez timide verticalement, et pas très futée-futée. Ce dernier point, nous servit, parce qu’elle ne comprit jamais vraiment ce qu’elle tourna, et comment elle le tourna. C’était drôle parce qu’elle avait stipulé par contrat qu’elle se refusait à « toutes pénétrations ».Au moment d’une fellation, Mulot lui disait : « Ce n’est pas une pénétration ? Tu es d’accord ? ». Au moment où il filmait son sexe en gros plan pour le « faire parler » à l’aide de ses doigts, il disait : « Ce n’est pas pénétration ? Tu es d’accord ? ». Enfin, il fallu bien voir la vérité en face. Notre Pénélope Lamour, notre belle plante, risquait de nous planter. Elle ne ferait pas « tout ».
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Béatrice Harnois
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Béatrice Harnois, elle, fit "tout". Francis Leroi : "Comme je co-réalisais aussi ( Mulot m’avait dit, après quelques jours de tournage : "ces chattes, ces queues, je vais gerber à la fin." Ce qu’il fit d’ailleurs. Dans mon appartement.), j’eus droit à la réalisation de la scène, entre autres, de Béatrice dans le confessionnal. Scène qui, contrairement à ce que j’attendais, me combla de joie. Ce jour là, pour la première fois (ce fut donc un dépucelage) je ressentis, derrière la caméra, un véritable plaisir de voyeur en filmant cette superbe jeune fille se faire enfiler par un curé dans un confessionnal. Peut-être souvenirs de pensionnat ?" dit Francis Leroi. Harnois est aussi la vedette de la scène culte du film célébrée par Jean-Pierre Bouyxou parlant de la nudité « C’est lui [le nu] qui donne leur saveur et leur charme à maints nanars, lui qui ajoute du piquant à certains de nos grands films préférés. Que seraient Extase (Gustav Machaty, Tchécoslovaquie,1933 ) sans les ébats naturistes d’Hedy Lamarr […] A plus forte raison, puisque la pornographie n’est, somme toute, que du nu en action, que seraient Le sexe qui parle […] sans le branlot de Béatrice Harnois avec le nez d’un Pinocchio en chiffon […] »
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| Béatrice Harnois |
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Quant à Sylvia Bourdon elle fut égale à elle-même et à sa réputation "Elle était incontestablement la plus grande « dévoreuse » de l’histoire du cinéma. Une véritable hétaïre, une flamboyante prêtresse de Vénus. «La plus grande salope du monde» comme l’appelait Mulot, mort de trouille devant elle. C’était une femme racée et mondaine qui établissait un rapport si direct avec la sexualité qu’elle nous tétanisait, nous les petits-bourgeois du sexe, par sa personnalité exigeante" Je me souviens qu’à la fin de la dernière prise, elle s’approcha, les lèvres humides, de mon pantalon en murmurant sensuellement : « A ton tour ! « J’eus un geste brusque de recul qui lui fit dire : « Je suis un boudin, ou quoi ? » . Voyant que je me défilais lâchement, elle entreprit, à la cantonade, une diatribe contre ceux qui veulent faire du Q, sans savoir de quoi ils parlent. « Tu filmes des chattes, et tu refuses de te faire sucer la bite devant tout le monde ! Si tu as autant dans la tête que dans le pantalon, ça doit pas voler haut !». Francis Leroi
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Pénélope Lamour - Béatrice Harnois - Sylvia Bourdon
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"Le Sexe qui parle" évite les écueils habituels du porno : vulgarité et platitude,humour,imagination, véritable scénario sont au rendez vous. Les acteurs sont convaincants et la réalisation tient la route, offrant même quelques scènes réellement surréalistes se déroulent vue de l'intérieur du vagin !
"L'idée de Mulot était non seulement de filmer le sexe de son héroïne en train de parler vu de l’extérieur – après tout un sexe de femme possède bien des lèvres – mais aussi et surtout vu de l’intérieur du sexe. Cette vision originale offrait un double avantage : un avantage incontestablement esthétique et amusant, permettant des axes inhabituels et une vision différente de la sexualité féminine, mais surtout - Mulot était un malin - d’éviter les coupures que la censure ne manquerait pas d’exiger au vu du sexe extérieur dans sa vérité originelle [...] En ce qui concernait l’intérieur du sexe bavard, Barny et son accessoiriste décidèrent d’ouvrir au cutter un coussin de mousse de cinq centimètres d’épaisseur. Il manquait quelque chose. Alors son assistant s’empara d’un balai, arracha les poils et les colla le long de l’ouverture, avec une bonne dose de sécotine. La projection des rushes au laboratoire Eclair nous confirmèrent que l’impression, à l’écran, était extraordinairement réaliste. Francis Leroi
>> A lire "70 années érotiques" de Francis Leroi (lien Alapage)
>> "Le sexe qui parle" en VOD
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