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Illustration de Georges Pichard pour "Trois filles de leur mère"
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“Avis à la lectrice : ce petit livre n'est pas un roman. C'est une histoire vraie jusqu'aux moindres détails. Je n'ai rien changé, ni le portrait de la mère et des trois jeunes filles, ni leurs âges, ni les circonstances. Malgré la réserve et la modestie de mes exercices amoureux comme de mon langage, mes scrupules de moraliste ne vont pas jusqu'à m'interdire de baiser une mère sur sa fille et de déflorer ensuite la fille sur la mère." Pierre Louÿs. Pierre Louÿs (1870 - 1925) était poète et romancier, pornographe et érudit.
"Trois Filles de leurs mères", roman pornographique, a été publié clandestinement en 1926 «aux dépens d’un amateur et pour ses amis». Il narre les aventures d'un homme avec Teresa, et ses trois filles, Mauricette, Lili et Charlotte que leur mère prostitue. Les trois soeurs n'ignorent rien des bizarreries et perversités possibles. ouys raconte la transgression constante de la bienséance par trois soeurs et leur mère, érigeant la perversité en principe moral. Charlotte a besoin d'être humiliée, Ricette aime être battue, Teresa prend son plaisir à prostituer ses filles et à les traiter comme ses esclaves sexuelles... Humour, verve des dialogues et satire, en font selon André Pieyre de Mandiargues le chef d'œuvre de Pierre Louÿs. Trois filles de leur mère, roman à clef, met en scène les trois filles de José Maria Heredia, dans une version fantasmée de leur histoire. Marie de Heredia devenue Marie de Régnier par un mariage (blanc) avec le poète Henri de Régnier, Louys sera poursuivi par Louise, la soeur de Marie, qui elle même deviendra sa maitresse et lui donnera un fils "Tigre".
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| Illustration de Georges Pichard pour "Trois filles de leur mère" |
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Extrait : "elle lança une de ces phrases que les filles de Teresa disaient si naturellement et qui me laissaient chaque fois dans une stupeur sans bornes."Lili ! cria-t-elle. Fourre-moi ta langue dans le cul pour voir si j'ai encore de la moutarde ! Et pendant que Lili soulevait le losange de l'arlequine, Mauricette répéta : «C'est effrayant ce que le trou du cul me démange ! Non ! maman l'a fait exprès de me mettre en chaleur par derrière. (...) Eh bien, Lili ? quoi ? - Ben, dit Lili, ça sent le foutre, la gousse, le caca, la putain, la moutarde, la guimauve, la queue, le jus de chat, la peau d'Espagne, le caoutchouc du godmiché, les suppositoires, le fond du bidet, le rouge pour les lèvres, la serviette à cul, la vaseline, l'amidon, le musc, les chiottes de bordel et les saloperies que je n'ose pas dire.»
"La force de ce roman ne vient pas de son éventuelle valeur autobiographique, mais bien de la transgression constante qui s'y manifeste... Roman exemplaire, en ce qu'il contient tous les thèmes érotiques chers à l'écrivain, élevés à une singulière puissance. On y retrouve aussi les qualités maîtresses du style de Louÿs : la vivacité des dialogues, la précision du langage, l'ironie de certaines répliques, l'acharnement avec lequel sont sans cesse repris et répétés certains mots obscènes. Pour le reste, ce livre scandaleux constitue la profanation et la dérision la plus totale de cet univers bourgeois auquel appartenait l'auteur"... écrit Jean-Paul Goujon.
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| Illustration de Georges Pichard pour "Trois filles de leur mère" |
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| Illustration de Georges Pichard pour "Trois filles de leur mère" |
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