La poupée "moulée" a été lancée en 1996 par la société Abyss. C'est une poupée avec un squelette articulé sous une enveloppe en silicone de différentes densités selon les parties du corps. Elles ont connu un grand succès au japon ou on les surnomme "datch waïfu" (épouses hollandaises), référence à la coutume des marins néerlandais d'emmener pour leurs navigations au long cours des poupées de cuir. A Tokyo on loue ces "épouses hollandaises"
Orient Industry, société japonaise, vend des poupées qui sont de répliques de jeunes japonaises et son président déclare : “L’‘épouse hollandaise’ n’est pas une simple poupée, ni un objet : elle peut être une amante irremplaçable, apportant un vrai réconfort affectif.”
Le fabricant américain First Androids vante lui, les possibilités de ses "love dolls" système de fellation à intensité variable, pouls perceptible, hanches à rotation et chauffage avec variateur pour élever la température du corps. La société Mechadoll met en avant, a propos d'un de ses modèles, "le réalisme de son sexe, son anus, sa bouche et sa poitrine généreuse" On commence à voir apparaître des modèles masculins.
Fabriquées à la main avec des matériaux de qualité, articulées pour permettre une variété de position, ces "poupées d'amour" ont un prix conséquent : de 7000 à 8000 euros.
Anticipant les résultats de la combinaison "love-dolls et robotique", déja en cours, David Levy, auteur de "Sexe avec les Robots : l'évolution des relations Humains-Robots" expert en intelligence artificielle estime que dès le milieu de ce siècle les robots seront nos partenaires sexuels. "Imaginez ça: sexe à volonté, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 !", s'exclame t-il ! "Je ne vois rien de mal dans le fait que des gens aient des rapports sexuels avec des robots" ajoute t'il, prédisant que ce sera considéré comme "une activité parfaitement saine, comme la masturbation - que les médecins et les psychiatres pensaient être à une époque à l'origine de tous les maux sanitaires - est de nos jours considérée comme une activité parfaitement saine".
On n'est pas forcé de partager sa vision et son enthousiasme pour un avenir "sexuellement humanoïdisé"
Michael Sullivan lui, a consacré un film "Sex life of robots", à la libido supposé des robots, ou on voit andro¨des et machines s'envoyer en l'air sans retenue aucune.