| |
 |
Place pigalle années 60- Parisienne de photographie
|
| |
|
1969, la police est informée qu' une concierge de la rue des Martyrs, à Paris, organise des projections pornographiques, illégales à l'époque, dans sa loge… Le 16 janvier, l’affaire débute, Baptiste Coulmont mène l’enquête sur son blog, en une dizaine d’épisodes.
"Nous sommes en 1969, et les films pornographiques sont interdits : ils constituent des objets outrageant les bonnes mœurs. Ce n’est que vers 1974-1975 que la pornographie sera autorisée, puis régulée. Mais interdiction ne signifie pas absence. Le commerce de la pornographie est bien vivant, surtout depuis que, en 1967, certains pays scandinaves ont accepté de libéraliser ce commerce. Mais le commerce de “la porno”, en France, reste clandestin… et il faut pouvoir apparier offre et demande.
|
| |
|
Apparemment, c’est l’affaire des rabatteurs. A Pigalle, ces rabatteurs sont décrits par les policiers, très souvent, comme des “nord-africains”. D’un côté la pornographie, c’est un petit commerce ethnique, dans lequel des immigrés (originaires d’Algérie le plus souvent) jouent un rôle. Entre la station Pigalle et la station Barbès, il n’y a qu’une station intermédiaire. De l’autre, l’expression “nord-africain”, ou “de type NA”, est un restant du contrôle policier des populations maghrébines pendant la guerre d’Algérie…
Sans la concierge, pour être honnête, l’histoire m’aurait bien moins intéressé. Mais là, nous avons une personne, centrale dans la vie d’un immeuble parisien, qui est soupçonnée d’organiser, dans sa loge (qu’on imagine petite), des projections pornographique pour des touristes amenés par des “nord-africains”.".....
>> La suite sur le blog de Baptiste Coulmont
|
|