Marianne Maric plasticienne, photographe et performeuse joue avec les symboles et les stéréotypes. Elle crée des objets, des sculptures, des films, des images au travers desquels elle parle des femmes, de leurs doutes de leurs peurs et de leurs contradictions. "Ce que j’aime dans la photo, c’est d’embellir le réel, de fausser la réalité. La photo, c’est de la triche. Pendant deux ans, je n’ai fait que du noir et blanc. Aujourd’hui, c’est drôle, avec la couleur, ça donne des images sucrées, alors que je ne le suis pas du tout [...] J’ai besoin de mettre en scène des gens, des lieux. Qu’on me laisse tout faire selon mon envie, comme un scénographe en fait. Tout peut être un décor : je m’approprie les choses comme ça» dit-elle.
Avec son installation filles-Lampes elle parle de l'utilisation de de la femme comme un objet de divertissement, chaque visiteur peut allumer ou éteindre la lumière d'une fille habillée d'un abat-jour. "Ces filles-lampes étaient conçues comme une illustration de la femme comme une ‘chose’ véhiculée par le monde du divertissement, mais gravissant graduellement les échelons de la prise de conscience.[...] Je vois le corps humain de la même manière que William Klein qui le percevait comme une magnifique et fascinante architecture qui mérite d’être photographié ». Chez Maric la sensualité voisine avec l'érotisme, le rêve avec le cauchemar, le malaise avec le désir.