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Les pénis tricotés de Marianne |
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Marianne Battle, 46 ans vit à Paris et travaille dans l'univers de la mode. De la métamorphose hasardeuse d'une fleur est né le premier phallus crocheté et, à sa suite, elle a crochetée une collection de poupées penis qu'elle expose depuis 2005. Sa collection compte une centaine de pièces de "Ma première communinante" à "Accroche Toi" en passant par "C'est go Laine"
Deborah Zafman, critique d'art présente ainsi le travail de Battle dans le catalogue : "Marianne Battle tricote des pénis en laine, chacun doté d'une personnalité particulière, qui sont souvent drôles, mignons, câlins et presque toujours gracieux et délicats....
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«Au niveau psychosexuel, comment ne pas succomber à la fascination exercée par le fétichisme hanté de Battle. S’agit-il d’un cas flagrant Penis Envy, ou serait-ce là une approche trop facile ? Certes on pourrait avancer la thèse que l’artiste n’aurait jamais accepté le fait de ne pas posséder un sexe masculin. Et qu’elle en exprime son renoncement à travers la fabrication de ces fétiches phalliques, créant d’une manière obsédante sa propre collection de verges d’une farouche féminité. Mais d’un autre point de vue, voici de toute évidence une femme qui n’envie point le pénis en tant que tel, qui nous propose un pénis d’un tout autre genre : un pénis féminisé, libéré de la mythomanie dominatrice du pouvoir et du privilège masculin. Les voici passifs, "pouponesques", inoffensifs comme des jouets...
Je n'ai pas encore parlé de la jouissance de ses poupées. A l'extrémité de certaines d'entre elles se trouve une petite perle sur laquelle on tire pour extraire un lond filament blanc. Sur ces étroits rubans sont écrits des textes qui signaleraient le moment ou le phallus se libère de l'ordre symbolique...."
Marianne Battle lorsqu'elle ne crochète pas des pénis est brodeuse d'art.
>> mariannebatlle.com
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